La Parfaite Façon de respirer dans l’Ashtanga Yoga

J’ai trouvé l’article suivant très intéressant et bien expliquant l’importance du souffle dans l’Ashtanga Yoga. L’article a été écrit par Andrew Hillam et ici je le  fais suivre en le traduisant en français (ou presque !!! masi bon, je suis italienne!) du site Sonima ou je l’ai lu.
Une technique de respiration spécifique est au centre de la méthode vinyasa qui est la fondation de la méthode de l’Ashtanga yoga de Pattabhi Jois.  Jois en a beaucoup souligné l’importance et citait souvent Vamana Rsi, écrivain du Yoga Korunta: « Vina Vinyasa yogena asanadih na karayet, » qui peut se traduire par « ne pratiques pas le yoga sans le vinyasa. »
Cette technique de respiration, combinée avec les vinyasas et les positions, permet au sang de circuler correctement, d’éliminer les toxines et aide le corps à devenir léger et fort. Il corrige aussi automatiquement l’alignement interne. Quand le souffle devient toujours égal et sans effort, le système nerveux est aussi purifié et l’on abouti à un esprit calme.

C’est à ce moment-là que la transformation par la pratique devient possible.
Pour entièrement comprendre cette technique et l’intégrer dans sa pratique, il faut apprendre à l’exécuter correctement avec des conseils d’un professeur expérimenté. L’article suivant ne doit pas vous enseigner cette compétence, mais partager plutôt des aperçus avec vous sur le processus et ses avantages.

 

Le Rôle de Mula et Uddiyana Bandha dans la Technique Respiratoire de l’Ashtanga Yoga
La technique respiratoire employée dans l’Ashtanga est tout à fait différente comparée à la respiration habituelle, et donc non réglée, que nous faisons chaque jour. En exigeant l’utilisation du mula et du uddiyana bandha, la technique change complètement les mouvements de notre diaphragme.

Pour discuter la technique, il est essentiel de comprendre, au moins conceptuellement, ce que bandha signifie. Le Yoga Mala de Pattabhi Jois les décrit : Mula bandha…signifie « amener l’anus en haut vers le nombril. » Uddiyana bandha…signifie « amener vers le haut les muscles abdominales qui se trouvent quatre pouces au-dessous du nombril ».
Une fois demandé par des élèves, cependant, j’ai entendu tant Pattabhi Jois que son petit-fils Sharath déclarer que mula bandha est « le resserrement de l’anus » et uddiyana bandha « tirer la partie en dessous du nombril vers la colonne ». Dans ce type de respiration normale sans application des bandhas, le diaphragme bouge vers le bas et déplace vers le bas aussi les organes abdominaux inférieurs, causant l’avancement vers l’extérieur du bas-ventre. Dans cette respiration, il y a très peu de mouvement latéral des côtes et la plupart de mouvement est situé dans l’abdomen.
Au contraire, pendant l’inspiration dans l’Ashtanga, l’action de serrer l’anus et contracter les muscles abdominaux inférieurs empêche les organes abdominaux inférieurs de se déplacer vers le bas. Les organes abdominaux résistent au mouvement du diaphragme et lui permettent de s’étendre latéralement. Cette expansion latérale du diaphragme exige le mouvement des côtes inférieures, qui s’étendent aussi extérieurement en poussant la poitrine a remonter. Le résultat est d’obtenir une respiration très profonde, qui a efficacement accès à toutes les parties des poumons quand elle est bien perfectionnée.
L’opposé arrive pendant l’expiration, quand le diaphragme retourne à sa position originale.

C’est important de commencer à pratiquer cette respiration pendant des asanas plus simples avant qu’il ne puisse être appliqué aux positions plus difficiles. Quand la technique est bien contrôlée, sa pratique systématiquement augmente non seulement l’efficacité de la respiration, mais elle aide aussi à allonger et soutenir la colonne, à corriger l’alignement interne et à créer des conditions améliorées pour la mobilité et le support dans toutes les directions de mouvement. Ce type de respiration contrôlée combinée avec l’utilisation des bandhas, renforce et tonifie la paroi pelvienne, les muscles abdominaux, le diaphragme et les muscles intercostaux. Un autre bienfait sera l’amélioration globale de la respiration habituelle pendant toute la journée.

 

La Compréhension de la Qualité du Souffle

Pattabhi Jois utilisait à plusieurs reprises l’expression « respiration libre avec le son » en expliquant comment nous devrions respirer pendant la pratique des asanas. Par ceci, il a voulu dire que nous ne devrions pas limiter le flux du souffle dans la gorge, mais laisser le souffle libre de rentrer et sortir de poumons. Le son doux que l’on entend vient plus par rapport à la circulation du souffle dans la poitrine plutôt que grâce à sa seule canalisation dans la gorge.
En pratique, vous devriez avoir pour but de garder l’inspiration et l’expiration de la même longueur et de la même intensité pendant chaque cycle respiratoire. Jois aussi a régulièrement déclaré que l’asana (la position) est seulement correcte une fois que la respiration est correcte. Autrement dit, jusqu’à quand le praticien peut respirer librement et normalement dans une certaine asana, il ou elle n’est pas encore capable de gérer l’asana. La qualité du souffle et la qualité de l’esprit se reflètent. Quand la respiration est stable, profonde et équilibrée, l’esprit va être calme et stable aussi.

 

Les Bienfaits d’une Respiration Correcte

La perfection de la technique de respiration, aboutit à une assimilation plus efficace d’oxygène et au relâchement de dioxyde de carbone. La pratique d’une respiration égale et douce, a aussi un effet profond sur le système nerveux, aidant a stabiliser les hauts et les bas et apportant plus de stabilité physiquement, mentalement et émotionnellement pendant toute la journée. Cela aboutit aussi à une plus grande clarté et calme mental, qui sont extrêmement important pour une bonne pratique de yoga.
Puisque le souffle est intimement connecté aux états physiques, mentaux et émotionnels, il est possible d’utiliser des techniques respiratoires pour régler notre système global. Par exemple, le souffle devient irrégulier pendant des bouleversements émotionnels, des états d’excitation ou de stress. Vous pouvez significativement améliorer vos niveaux de stress et de perturbation émotionnelle en contrôlant consciemment votre souffle pendant ces moments particuliers. En prenant tout simplement quelques souffles profondément, cela peut changer votre humeur significativement.
Le souffle est aussi profondément lié avec la condition physique. En pratiquant la technique respiratoire dans le contexte de vinyasa et des asanas, le développement d’un système de respiration fort et sain améliore le bien-être global et soutient une vitalité accrue et une majeure clarté mentale.

Comme cité dans des anciens textes, la respiration est intimement liée au flux d’énergie (prana, ou force vitale) dans le corps. Le prana est responsable de gérer beaucoup de fonctions différentes dans notre organisme. Quand le flux du prana est sans obstacles, nous sommes en bonne santé. Mais quand la libre circulation est limitée, on peut aboutir à la maladie. Des bonnes et saines habitudes respiratoires, sont importantes pour garder un bon flux de prana. C’est aussi le prana « qui est le facteur unifiant entre l’esprit individuel (ou jivatman) et l’Être suprême (Paramatman) » et encore « la réalisation du contrôle du prana devient essentiel dans ce processus », comme a écrit Krishnamacharya dans un des ses livres, Yoga Makaranda.
Le Pranayama, la quatrième branche du yoga, est le lien entre les trois premières branches (yama, niyama, asana) avec les plus hautes étapes de conscience (pratyahara, dharana, dhyana, samadhi). La méthode de l’ Ashtanga, stabilise d’abord le corps et l’esprit par la pratique quotidienne de ces trois premières branches avec une attention profonde sur la respiration diaphragmatique qui est en soi une sorte de base du pranayama. Des techniques de respiration plus avancées sont seulement présentées une fois que le praticien est devenu stable physiquement, mentalement et émotionnellement avec une pratique cohérente au cours d’une longue période de temps (et faite seulement sous les conseils d’un professeur expérimenté).
Dans son Yoga Mala, Pattabhi Jois cite un avertissement présent dans le Hatha Yoga Pradipika : « Aussi tôt qu’un lion, un éléphant ou une tigre peuvent être apportés sous contrôle mais seulement progressivement, ainsi doit être géré le prana, autrement il peut détruire le praticien ».

Par la construction d’une base forte dans votre pratique et avec l’attention à la correcte respiration, les branches supérieures se dérouleront plus facilement et sans danger.
By Beatrice Bassi

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